SORTIE AUDOMAROISE LE 17 05 2018

Voilà pour la petite histoire, ceci afin d’alimenter votre culture générale compte tenu que l’on ne sait jamais tout et que l’on peut en apprendre tous les jours, c’est un des nombreux charmes de la vie sur cette terre quant aux autres !!!!!!!

Je suis donc allée en excursion autocar dans l’Audomarois avec mon club du plus bel âge, l’âge ou l’on rigole le plus pas pour tout le monde naturellement mais là il y en a quelques uns que certains jeunes pourraient envier voir imiter et même aussi certains pour qui le rire n’ est pas le propre de l’homme et là je crois que l’on peut désespérer a tout jamais.

Rien ne vous empêche de faire un petit détour par Google d'autant plus que certains chiffres sont bien plus parlant que mon baratin surtout qu’à moi ils n’ont jamais voulu me parler moi non plus d’ailleurs.

Excursion en pays Audomarois, terre des Hauts de France, en ce jour de l'an 2018.

Je précise bien Hauts de France et ne pas confondre avec Laponie d'autant plus qu'avec le réchauffement climatique tout semble s'inverser, nous avons de magnifiques palmiers, du soleil quand en bas il pleut, enfin !!!!!

Revenons a notre petite histoire.

La fabrication a commencé ou du moins a été autorisée depuis la fin des famines qui ont précédé et déclenché la révolution de 1789, les céréales étant auparavant réservées exclusivement à l’alimentation. le seigle, l’avoine et l’orge sont les trois céréales utilisées, le malt serait issu de la fermentation de l’orge ce que j’ignorais.

C’est un pharmacien qui est en partie à l’origine du produit ayant constaté les nombreuses propriétés médicinales de la baie : digestives, carminatives,diurétiques,antirhumatismales,antiseptiques, antifongiques et antioxydantes.

Un petit verre le matin, un le midi et deux le soir au coucher et vous êtes frais et dispos pour le lendemain d’autant plus si elles sont bio.

C’est une petite entreprise artisanale et familiale de 4 personnes et d’une salariée fort aimable d'ailleurs qui fut notre guide et que vous pouvez voir sur les photos.

Rien d’ostentatoire, bâtisse tout à fait banale. Pourquoi ce nom la Houlle ? c’est tout simplement le nom d’une petite rivière qui longe le village de Houlle. La distillerie se trouve donc a proximité immédiate et l’eau est utilisée non pas pour la fabrication a proprement parlé mais pour refroidir les vapeurs de distillation sachant qu’il y a trois distillations successives pour obtenir le produit final qui peut titrer jusqu’à 40 voir 49 degrés comme le Carte Noire. A chaque distillation le degré d’alcool augmente. Il commence à 18° Quant à l’eau utilisée pour la fabrication, elle est issue d’un forage d’eau de source situé sur les terres de la distillerie.

Les cuves sont nettoyées régulièrement par deux ouvriers qui y pénètrent par un trou d’un diamètre d’une cinquantaine de centimètres. Un troisième ouvrier reste à l’extérieur par sécurité. Ce ne sont pas les vapeurs d’alcool qui sont dangereuses mais la chaleur qui règne à l’intérieur de ces cuves. On pourrait attendre qu’elles refroidissent mais le nettoyage serait beaucoup plus compliqué, un peu comme la vaisselle du lendemain.

Il est une pièce que nous n’avons pas visitée, il y avait un écriteau«défense d’entrer». Je me suis permise d’y jeter un œil et d’en faire une petite photo. Je pense que c’est la salle d’embouteillage. Pourquoi «défense d’entrer» ???????

La part des anges noircit les bâtiments ce qui nécessite une remise en peinture des murs intérieurs chaque année pour éviter la moisissure.

La réglementation sur l’alcool de ces dernières années est à l’origine d’une baisse de 93 % des ventes et de la consommation. La restauration gastronomique en élaborant de nouvelles recettes à base de genièvre a permis de sauvegarder en partie la profession et d’ailleurs la distillerie de Houlle vient de remporter le prix du Meilleur Genièvre du Monde.

Néanmoins de 132 producteurs, il n’en reste que 2 dans la région.

Il faut savoir que les baies de genièvre ne sont plus récoltées dans les Hauts de France pour des raisons écologiques dans le but de préserver la biodiversité. Pour 2500 litres de Genièvre, 5kgs de baies sont utilisées sous forme d'infusion dans un sac en toile de jute et ceci en fin de distillation. Elles sont achetées de nos jours dans le Lot et Garonne.

Les tonneaux de chêne sont fabriqués à Cognac. Pourquoi ? puisque nous avons des régions viticoles bien plus proches, je n’ai pas eu la possibilité d’en demander la raison.

Il est conseillé de mettre le genièvre jeune et dont le taux d'alcool ne dépasse pas les 18° au congélateur. Il ne gèle pas et la dégustation n’en est que meilleure. Quand je dis jeune, c’est deux ans au plus si je ne m'abuse, mais surtout pas le vieux Genièvre.

Nous avons eu droit à une petite dégustation des différents genièvres (voir photos). J’ai choisi celui au Monbazillac, non pas qu’il soit à base de ce vin mais tout simplement parce qu’il a vieilli dans un fut de chêne ayant contenu du Monbazillac ce qui lui apporte un peu plus de douceur.